L’haltérophilie peut être initiée à partir de 11-12 ans. Les bienfaits de l’haltérophilie pour les jeunes sont de plus en plus reconnus, comme en témoigne Georges LAMBERT, professeur de sport à l’Insep : « La pratique moderne de l’entraînement de type haltérophilie ne gêne en aucune façon la croissance. Elle permet d’améliorer et d’entretenir la souplesse articulaire et musculaire ; de donner une plus grande aisance motrice et de se sentir bien dans sa peau. »
« L'argument que l’haltérophilie est en soi plus dangereux que d’autres sports parce qu'il implique des efforts maximaux signifie alors que d'autres sports, considérés plus sûrs, ne le sont pas. En fait, sauter pour un basketteur, pousser en mêlée ou plaquer pour un rugbyman, donner un coup de pied et tacler pour un footballeur, sont souvent des efforts maximaux. On dit que sauter d'une hauteur de 80 centimètres crée une force 20 fois supérieur au poids de son corps, sur les chevilles. Dans aucun cas, un tel impact ne se produit en haltérophilie. On oublie souvent que notre discipline est à la base de nombreux sports car elle développe toutes les qualités physiques fondamentales. Elle a aussi une vocation pédagogique réelle, le renforcement musculaire permettant d’éviter d’éventuelles blessures » explique Antony FERNANDES.
Expérimenté depuis trois ans, le programme a séduit de nombreux enfants et convaincu le corps enseignant de son utilité.
« L’approche est intéressante dans le sens où elle nous permet de diversifier l’offre de sport en milieu scolaire. Les élèves semblent très réceptifs » reconnaît Monsieur BOURGERET, professeur d’Eps de Camille Claudel. D’une durée de 8 semaines cette année, les cours proposent principalement un travail postural accompagné d’une étude des mouvements musculaires et de leur coordination à travers des deux mouvements olympiques, l’arraché et l’épaulé-jeté.
« Au moment de la puberté, une pratique de musculation généralisée et de gestes d'haltérophilie accentue favorablement le développement musculaire et articulaire d’après le Dr Alain RENAULT, médecin à l’Insep. L'évidence est claire, l’entraînement avec poids et haltères est une activité sûre, lorsqu’il est dirigé par des éducateurs compétents (issu de la structure fédérale).
Deux facteurs peuvent expliquer la relative sûreté peut-être inattendue de l’haltérophilie.
D'abord, les gestes haltérophiles sont complexes et exigent un haut ratio entraîneur/apprenant.
En second lieu, les qualifications peuvent seulement être apprises avec des poids légers ou faciles au début. En d'autres termes, les participants sont forcés d'adopter une approche progressive. Le but étant qu’ils apprennent à mieux connaître leur corps et qu’ils acquièrent une plus grande aisance motrice » prévient Antony FERNANDES.
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